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Quels liens entre cloud computing et GreenIT ?





L’iPad,
qui va être officiellement lancé par Apple aux Etats-Unis peut-être retenu comme exemple type d’un produit qui contribuera largement au développement de l’Internet et aux applications de type Cloud Computing. Mais contrairement à ce que cette dernière appellation suggère, le cloud ne se trouve pas dans l’espace éthéré mais bien dans des data centers de plus en plus gigantesques qui consomme toujours plus d’électricité et deviennent des contributeurs importants à l’émission de C0². Dans un rapport ou plutôt une publication intitulée Make IT Green, Cloud Computing and its Contribution to Climate Change, l’ONG dresse un état des lieux et émet quelques recommandations aux grands acteurs du cloud.
Quelle sera l’évolution de la consommation électricité et l’émission des gaz à effet de serre des futurs data centers nécessaires à motoriser les applications de type cloud computing ? Où seront-ils construits et quel type d’électricité consommeront-ils ? Quel rôle peuvent jouer ces futures applications et l’informatique en général dans la consommation électrique ? Dans quelle mesure la conception des data centers peut réduire leur consommation ? Autant de question abordées par Greenpeace dans son rapport.
L’iPad n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des terminaux connectés à la toile d’aujourd’hui qui pousse au développement rapide des services en ligne. Greenpeace a sans doute choisi ce produit en raison de la proximité entre la publication du rapport et le lancement du dernier-né d’Apple. Plus que par acharnement contre la firme de Steve Jobs que l’ONG a épinglée dans des précédents rapports.
L’arroseur arrosé
On se souvient du petit calcul réalisé par Alex Wissner-Gross, chercheur à l’université de Harvard lequel une requête représentait l'utilisateur d'un serveur engendrant le rejet de 7 grammes de CO2. Google s’était évidemment inscrit en faux en indiquant que le vrai chiffre était de seulement 0,2 grammes.. Quoiqu’il en soit, le développement rapide des services en ligne et du nouveau modèle informatique qu’est le cloud computing va nécessiter la construction de data centers encore plus important et fortement consommateurs d’électricité. D’où cet appel que lance Greenpeace aux grands acteurs IT dans le choix des énergies pour l’alimentation de leurs futurs usines informatiques.
Et l’association verte oppose les deux exemples de Facebook et de Yahoo dans leurs choix pour leur futur data center. En Janvier 2010, Facebook a lancé la construction d’un data center dans l’Etat de l’Oregon et retenu PacificCorp comme fournisseur d’électricité dont la majeure partie de la production est assurée par des centrales à charbon et donc largement polluantes. Ironie de l’histoire, Greenpeace a créé une page sur le réseau social pour enjoindre la société d’abandonner son projet et a réuni à ce jour quelque 370 748 personnes (Take action: Go visit our group and join in!).

Pendant le même temps, Yahoo a fait un autre choix en décidant d’installer son data center près de Buffalo dans l’Etat de New York près d’une source d’énergie produite par des centrales hydrauliques réduisant ainsi largement l’empreinte carbone de son centre. Un projet de 150 millions de dollars qui devrait être opérationnel en mai prochain. Une capacité de 10 megawatts d’électricité d’origine hydraulique a été prévue pour une première tranche avec une capacité supplémentaire prévue en 2012.
En se basant sur les calculs réalisés par The Smart 2020, Greenpeace estime que la consommation des data centers et des réseaux de télécom pourrait être multipliée par un facteur trois entre 2007 et 2020 en passant de 623 milliards de KWh à 1 963 milliards. Un facteur positif que l’ONG ne mentionne pas est que la consolidation des data centers à laquelle on assiste permet d’intervenir directement sur un nombre d’acteurs plus limités. Toutefois l’accès aux énergies renouvelables n’est certainement pas la panacée dans la mesure où l’offre ne suffirait sans doute pas à la demande des futurs data centers. Ce qui repousse d’un cran le problème au niveau des producteurs. Aux Etats-Unis, Greenpeance indique que l’électricité produite par des centrales thermiques représente environ 60 % de la production américaine.
Côté donneur d'ordre, il va conviendra de demander des comptes aux hébergeurs. C'est l'objet du code de conduite GreenEthiquette (www.greenethiquette.fr).
Antoine

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Seulement voilà, la fascination pour la puissance brute, l'utopie du pouvoir totalement centralisé, la psychose
du gros bouton rouge chère aux scénaristes hollywoodiens et aux savants fous. Voilà ce qui fait courir tous ces businessmen la volonté de puissance. Parce que objectivement, vouloir répondre à tous les besoins du
monde avec un seul outil énorme, c'est une idée stupide !
Alors qu'on commence à développer le pear to pear et les modèles collaboratifs, plus efficaces et mieux adaptés aux enjeux sociétaux et écologiques de notre temps, le cloud est une idée rétrograde et totalitaire.
Celui qui à traduit "the long tail" par "la grande traine" à eu tort, c'est plutôt d'une "grosse massue" qu'il est question, comprenne qui pourra. Quand à celui qui n'a pas peur de voir une puissance pareille se monter dans le jardin d'à coté... Inconscient me parait un terme bien faible. Civis pacem parabellum disait jules, un vrai pro !